dimanche 31 juillet 2011

Réminiscences japonaises 5 - Ah, la Kamogawa !...

   La Kamogawa - littéralement "la rivière aux canards" - traverse la ville de Kyoto du nord au sud en son milieu...
Rivière au cours fluctuant, elle est un lieu de promenade idéal à pied ou à vélo...
Elle est enjambée par de nombreux ponts le long de son trajet et les piétons peuvent la traverser par des passages à fleur d'eau.
Au printemps elle devient l'endroit idéal pour le hanami et les kyotoites se regroupent en masse pour pique-niquer sous les cerisiers en fleurs, une belle et agréable tradition qui perdure !

Une promenade en images :













" La Kamo est un paysage inutile. Pas de péniche, pas de bateau mouche, même les hérons y ont pied. On ne sait où elle va, elle ne se perd dans aucun océan, aucune mer, aucun lac. Pas d'avenir, pas de profondeur. Elle ne sert à rien qu'à reprendre dans ses reflets les lumières des maisons de thé sur les berges, quelques néons rouges ou violets. Et aussi l'enseigne du Starbucks au pont Sanjo, qui était autrefois le bout de la route du Tokaido qu'on voit sur les estampes de Hiroshige. "




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" C'est en avril que fleurissent les fleurs de cerisiers (sakura) et qu'on se presse pour pique-niquer alentour (faire hanami). La question revient chaque année, mais alors, en France, vous n'avez pas de cerisiers ? On sourit que si, bien sûr. Et puis on lève la tête vers les rangées d'arbres à perte de vue, ces moutonnements de blanc et de rose, ces caravanes d'idées de rose et d'idées de blanc, ce nuancier absolument infini, et on avoue que non, en effet, il n'y a pas ça chez nous."

















 ... Et vers le soir, lorsque les lumière s'allument, on flâne encore, on discute et on s'attarde au bord de la Kamogawa...













Les extraits entre guillemets sont tirés de l'ouvrage d'Elena Janvier "Au Japon ceux qui s'aiment ne disent pas je t'aime" paru aux éditons Arléa...







lundi 25 juillet 2011

Ma petite soupe au pistou...

Après une escapade sur le Vieux-Port, retour en cuisine avec une bonne recette provençale de saison : la soupe au pistou !

Une soupe chaude en été pourquoi pas ? - de toute façon y a plus de saison c'est terrible et tellement de vent qu'on ne peut même pas mettre le pied à la plage alors - et puis il faut bien respecter un peu la nature avant que tout ait fichu le camp pour de bon et la saison des haricots verts, des cocos et du basilic c'est maintenant !

Donc hier matin, direction le marché d'Aubagne pour trouver les ingrédients...
Pour cette soupe d'origine gênoise, les seuls indispensables sont l'ail, le basilic, l'huile d'olive, les haricots cocos et verts je pense (mais je ne suis pas spécialiste en la matière), après il suffit de suivre ses envies en musardant sur le marché (là par contre je suis douée !) - il parait qu'il y a autant de recettes différentes que de villages provençaux voire de familles - donc j'ai fait comme j'ai voulu et ça a donné ça :





Je tiens à préciser que la soupe au pistou est une soupe épaisse,roborative et savoureuse mais absolument pas photogénique la pauvre - donc j'ai fait ce que j'ai pu pour vous donner envie mais, de base, elle est bien meilleure à manger qu'elle n'est belle à regarder !


Les ingrédients pour environ 6 personnes sont :
* 1 belle tête d'ail,
* 1 gros bouquet de basilic,
* 2 oignons,
* 4 tomates,
* 600g de haricots coco,
* 300g de haricots verts,
* 200g d'écheleurs,
* 200g de haricots beurre,
* 2 courgettes,
* 2 pommes de terre,
* 2 poignées de pignons,
* quelques noix,
* un beau morceau  de parmesan,
* huile d'olive,
* sel, poivre,
* 100g de coquillettes complètes.




Mettre de côté 4 gousses d'ail, le basilic et les pignons pour faire le pistou...

Préparer les légumes en écossant les cocos, équeuter les différents haricots et les couper au moins en deux (plus petits selon préférence), détailler les courgettes, les pommes de terre et les tomates en cubes.

Dans une grande cocotte et dans 2 cuillères à soupe d'huile d'olive,  faire revenir 4 gousses d'ail écrasées ainsi que les 2 oignons coupés grossièrement - faire roussir un peu.
Rajouter un fond d'eau puis les tomates en morceaux et les cocos, laisser revenir en mélangeant un peu puis couvrir d'eau et laisser cuire à couvert environ 20 à 25 minutes.
Rajouter les haricots verts, beurre et écheleurs, les courgettes, les pommes de terre, saler, poivrer et faire cuire 15 minutes en rajoutant de l'eau si nécessaire.
Rajouter enfin les coquillettes et poursuivre la cuisson pendant encore 10 minutes.

Pendant ce temps préparer le pistou - soit à l'ancienne dans un mortier avec un pilon, soit comme moi avec un mixeur plongeur ...
J'avoue que pour le pistou je fonctionne plutôt à l'instinct en ce qui concerne les proportions...
Ici j'ai utilisé presque toutes les feuilles d'un  petit basilic en pot, environ 150g de parmesan, au moins 25cl d'huile d'olive ainsi que les deux poignées de pignons auxquelles j'ai même rajouté quelques noix...
Tout le goût de la soupe est dans celui du pistou...il faut donc qu'il soit bon et en quantité appréciable...
Dès que le pistou est fait, le mélanger à la soupe et laisser poser pour que les légumes s'imprègnent de son goût... L'idéal est de préparer la soupe dans l'après-midi pour le soir et de la faire réchauffer juste avant de servir...


NB - en ce qui concerne le pesto et ses variantes, je conseille ce très joli livre publié aux éditions Marabout, riche en idées originales pour changer du traditionnel mélange ail-basilic-huile d'olive-parmesan-pignons...

vendredi 22 juillet 2011

Voyager sans partir... chapitre 2 - humeur vagabonde autour du Vieux-Port...

 



La tête dans le guidon depuis une semaine à travailler le jour, la nuit, encore le jour... on est quel jour d'ailleurs ?!!... décalée donc... et puis aujourd'hui, après une matinée de sommeil réparateur, une belle balade entre amies autour du Vieux-Port : lâcher prise et savourer au soleil quelques uns de mes repères marseillais !





























La tête dans le guidon je disais ?!...

vendredi 15 juillet 2011

Je tague, tu tagues, elle tague...à vous de taguer !!



   
 Hier soir, entre les bruits pas très lointains du feux d'artifice sur le Vieux-Port et ceux - beaucoup trop proches ! - du concert du troquet de la place d' à côté , un petit détour devant mon ordi et oh surprise, oh joie, Zazazsu m'a taguée et gentiment décerné un Stylish Blogger Award !!


Il parait que lorsque l'on vous décerne un SBA vous devez faire ce qui suit :

* Mettre le logo sur votre blog
* Remercier la personne qui vous a décerné le prix
* Mettre un lien de son blog sur le vôtre
* Dévoiler 7 choses sur vous
* Désigner 7 blogs à qui l'on attribue un SBA

Donc tout d'abord, un gros merci à Zazazsu dont j'ai découvert le blog il y a peu : belles et bonnes recettes agrémentées d'humour et de récits de sa vie trépidante, j'adore !
Pour moi qui suis une "bébé" bloggeuse arrivée depuis peu dans ce monde riche et étrange de la blogosphère, cette attention est d'autant plus touchante !

Bon, le plus difficile de l'exercice maintenant - révéler 7 choses sur moi...
Je ne sais pas si ce sera vraiment digne d'intérêt, mais je me lance :

 * Je suis une Marseillaise d'adoption, arrivée par hasard dans cette drôle de ville il y a 13 ans, mais native de Bordeaux et mon âme est japonaise - curieux mélange !

  * Je rêve régulièrement de tout plaquer pour aller vivre au Japon où je me sens chez moi d'une façon assez incroyable mais surtout apaisée - toujours pas fait...mais qui sait ce que l'avenir nous réserve ?!

 * Je suis un rat de bibliothèque et depuis toute petite mon nez est plongé dans les bouquins qui envahissent progressivement l'appartement...

  * Je suis une intégriste qui vit sans télé depuis au moins 10 ans et pourtant je reste abonnée à Télérama depuis que j'ai jeté cet appareil de malheur aux orties ! (et oui, la culture...)

  * Je deviens complètement "gaga" dès que je parle de mon chat - ma chatte en fait mais bon, point de quiproquos ! - elle s'appelle Maiko, c'est le nom spécifique donné aux apprenties geishas de Kyoto (et oui, le Japon...).
Je développe le même côté "nunuche" avec sa copine Soleà installée à la maison depuis quelques mois et je les matraque de photos pour en assommer mes lecteurs en plus ! Catophobes s'abstenir !!

  * Je suis une addict des marchés en plein air et halles diverses et variées  : ah le marché couvert de Nishiki à Kyoto !... mais plus facilement accessibles, ceux de Provence et autres au fil de mes voyages...

  *  Je suis un peu râleuse, parfois asociale, souvent rêveuse et dans la lune, très souvent déconnectée voire carrément à l'ouest... et je ne me soigne pas vraiment...


Allez, sur ces paroles égocentriques, je passe la flamme à :

  * Asiemutée ma récente amie bloggeuse nippone qui voyage au Japon en ce moment la chanceuse et dont le blog est un voyage révé ... "Le Japon d'Asiemutée"

  *  Chloé de "24 hours of sunshine" au blog délicat, riche en petits moments quotidiens poétiques et précieux...

  *  Tombouctou pour "Much more than sushi" parce que le titre de son blog est en effet too much, que ses posts sont de vraies histoires et qu'elle me donne envie de me lancer dans la cuisine japonaise ce qui est un vrai challenge !

  *   Citron qui depuis Ottawa cuisine un blog de recettes végétariennes et naturelles aux ingrédients parfois surprenants mais qui sont toujours de belles découvertes et que j'essaie d'adopter pour manger bon et sain...tout un programme...

  *  Nilufer et son blog "Yeux friands et Bouche bée" à l'univers esthétique et enchanteur, pour ses recettes délicates et ses photos si belles...

  * "534 pages avant la fin du monde" parce que je suis fan des recettes d'Alaska, que ses posts me font rire et que nous avons en commun le goût de la littérature japonaise et aussi l'amour du bon vin  !

  * Et enfin, avec timidité mais j'ose quand même, "Beau à la louche" dont le blog est une institution et Loukoum est à son insu (ou pas) ma maitresse es cheesecake et ça, ce n'est pas rien !

A vous de faire suivre maintenant !

dimanche 10 juillet 2011

Les pancakes du dimanche matin...



  Il y a les matins tartines grillées beurre-confiture,  les matins pressés Chamonix à l'orange avalés à la va-vite, les matins diététiques muesli-lait noisette, les matins pain d'épice maison, il y a même les matins cookies thérapeutiques d'Alaska sur lesquels je reviendrai car non des moindres...

 Ce matin - dimanche flemmard et pas travaillé - se prête au brunch pancakes !







Ingrédients pour une quinzaine de pancakes :

° 260g de farine T65,
° 2 cuillères à soupe de sucre de canne complet,
° 1 sachet de levure chimique,
° 1 cuillère à café bombée de bicarbonate alimentaire,
° 2 gros oeufs,
° 20g de beurre demi-sel fondu,
° 40cl de lait demi-écrémé.




Dans un saladier, mélanger la farine, la levure, le bicarbonate et le sucre puis creuser un puits, y mettre les deux oeufs et le beurre fondu tiède puis diluer progressivement en rajoutant le lait.

 Laisser la pâte reposer 1 heure puis s'armer de patience, d'une poêle à blinis, d'un pinceau et d'un peu de beurre mou  - voire d'un bon bouquin (Ah, Snoopy et les peanuts !)  - pour patienter tout en surveillant la cuisson.

 Déguster tiède ou frois avec un peu de beurre demi-sel et du sirop d'érable pour moi (pas les deux en même temps, il ne faut pas exagérer !) ou ce qu'il vous plaira...




...et bientôt, il y aura les matins carrot-cake, j'y travaille !

samedi 9 juillet 2011

Daniel Léveillé - Danse de la nudité, nudité de la danse...

 Dernière représentation ce soir pour le Festival de Danse de Marseille avec une chorégraphie du québécois Daniel Léveillé intitulée "Amour, acide et noix"...
  Production assez particulière de par le travail de son auteur qui "fait du corps nu la matière principale de sa danse"

 Sur scène, quatre danseurs nus donc - trois hommes et une femme - corps émaciés m'évoquant les peintures d'Egon Schiele sauf pour l'un d'entre eux (détonation volontaire ?) au physique imposant d'athlète.
 "La nudité renvoie l'homme à sa simplicité physique en accentuant ses singularités corporelles. Elle fait planer sur le spectacle et ses gestes aux accents gymniques un mystère insoluble" dit le chorégraphe...






 Etrange spectacle en effet que ces corps nus mis en scène de façon plus rythmée et proche de la gymnastique que de la danse - comme si la sensualité inhérente à la plupart des chorégraphies (même en danse contemporaine) aurait adouci et fait en partie oublier cette nudité même... La nudité n'est peut-être pas le sujet mais elle n'est pas montrée pour être aussitôt masquée par quelques effets que ce soit.
 Pas de beauté particulière non plus pour "enrober" ces corps exposés au regard...
 Pas d'échapatoire à ces corps nus donc - le spectateur est renvoyé à la crudité de la nudité - et de toute façon, il n'est pas là par hasard...
 Pas vraiment de voyeurisme ressenti non plus pour autant,  ni aucune connotation sexuelle...

 Alors quoi ?
Une danse qui n'en est pas vraiment une - plutôt des sauts, quelques portés, beaucoup de poses et des postures inconfortables ;
Un fond musical alternant Vivaldi et rock allemand avec une prédominance pour les violons baroques ;
Pas vraiment de plaisir visuel ni d'émotion qui m'auraient emportée...
Une expérience alors, une performance qui pousse à la réflexion - mais je préfère ressentir que réfléchir lorsque je vais voir de la danse !

 La confrontation à une nudité brute, jamais enjolivée ni réellement charnelle mais presque violente, renvoie à nos similitudes - un corps nu n'est pas marqué socialement, il nous rend à l'évidence de notre ressemblance primitive, il nous identifie et nous défait de nos apprêts - mais elle est aussi une image de notre fragilité évidente : nous ne sommes que cela et parfois moins encore...
 
 Daniel Léveillé veut "amener sur la scène une certaine dureté de la vie" à laquelle il a été confronté au travers de la rencontre avec un junkie vivant dans la rue et qu'il a côtoyé pendant sept ans (l'acide du titre de la chorégraphie renvoie à la drogue)... Il nous parle d'exclusion et de solitude donc et d'un monde où la vie et le corps sont maltraités : l'effet est voulu et bien rendu.

Quant à moi je ne suis pas vraiment séduite mais intriguée et réflexive... dommage que la rencontre avec la compagnie ait eu lieu après la représentation d'hier !

Pour en savoir davantage, la page du FDAmM ici et une vidéo .