jeudi 28 juin 2012

Petits biscuits groseilles et framboises...







Parce que l'été c'est maintenant, pas plus tard !... et qu'il faut profiter des fruits pleins de soleil qu'il nous offre... je les ai mis en biscuits façon financiers... ronds...
 (et oui, j'ai craqué, j'ai rallumé le four)...

Pour 8 biscuits il vous faut :
   * 50g de groseilles,
   * 50g de framboises,
   * 60g de poudre d'amande (complète pour moi),
   * 50g de farine T55,
   * 80g de sucre glace,
   * 100g de beurre doux,
   * 3 blancs d’œufs (gros).








 Faire fondre le beurre à feu doux dans une petite casserole jusqu'à ce qu'il mousse et prenne une teinte noisette puis le laisser tiédir.

 Dans un saladier, mélanger la farine, la poudre d'amande et le sucre glace puis rajouter les blancs d’œufs et remuer au fouet jusqu'à l'obtention d'une pâte homogène... verser en suite le beurre tiédi en remuant délicatement.

Beurrer 8 alvéoles d'une plaque à 12 muffins (ou 8 moules à financiers si vous en avez) et remplir chaque creux de 2 grosses cuillères à soupe de pâte.
Disposer des framboises et des groseilles sur le dessus, elles vont s'enfoncer doucement.


Enfourner à four chaud (Th 6) pour 20 à 25 minutes.



Ils étaient encore délicieux ce matin au petit déjeuner...











































lundi 25 juin 2012

Cobbler pêches-gingembre façon Jamie...






 A force de parcourir mes blogs de cuisine anglophones préférés et de plonger et replonger mon nez dans "Good to the grain" de Kim Boyce (je le lis en français celui-là puisque la traduction est parue il y a peu autant en profiter - mais il n'y a pas à dire, je trouve le titre original  bien plus poétique...), des envies d'outre-Manche et d'Amérique naissent dans ma cuisine et prennent la forme de scones à la fraise (je vous en prie, essayez ceux-là !), de pancakes sirupeux au "babeurre", me font encore rêver de popovers brûlants et de porridges au quinoa ou à l'avoine fumants dans un bol de petit déjeuner rustique - mais ceux là je me les réserve pour l'hiver, soyons raisonnables... bref, mon imagination est en effervescence même si cela ne se voit pas sur les pages de ce blog, que je tarde à alimenter, lui...

 Car je ne sais pas vous mais voici l'époque de l'année ou je me sens comme ralentie dans mes élans, où la chaleur naissante entraîne un ramollissement des gestes (quand ce n'est pas aussi de la pensée) et où les 35 degrés d'un après-midi trop fortement ensoleillé à mon goût coupent net mon envie de rallumer le four et toute velléité de cuisiner un quelconque plat chaud...

 Mais voilà que parfois la gourmandise prend le dessus et qu'une idée de recette aperçue chez l'une, abordée par une autre  puis recroisée ailleurs s'immisce dans mon esprit et s'y fixe progressivement jusqu'à devenir un objet de désir culinaire qu'il devient impossible de repousser plus longtemps - enfin, c'est ainsi que cela s'est passé pour ce cobbler tant attendu...

 Pourtant un cobbler ça n'a l'air de rien...
Moins connu que le crumble (son cousin anglais), moins gracieux que le pandowdy, le cobbler est un dessert très américain comme le raconte si bien Clothilde - "qui consiste à faire cuire des fruits de saison sous une sorte de pâte" - " l'inverse de la tarte et la moitié supérieure d'une tourte, en somme, mais en plus facile puisque la pâte en question n'est pas étalée."

  Celui aux pêches est apparemment le plus classique et, puisqu'il s'agit d'Amérique traditionnelle, qui trouver comme meilleur guide si ce n'est Jamie Oliver qu'il suffit de suivre dans son food trip "L'Amérique de Jamie"  -  "La combinaison des pêches chaudes et juteuses cuisant dans leur propre sirop avec les dumplings « cobbler » crousti-moelleux est incroyable" dit-il...
...Allez donc découvrir la version pêches de vigne et mûres de Linda Louis et sa présentation savoureuse du livre de Jamie.


 Ma version suit de très près la recette originale trouvée là - car ce livre de Jamie Oliver, je ne l'ai pas encore !...
...et il est vrai que l'association des pêches fondantes cuites dans leur sirop légèrement relevé par le piquant du gingembre et rafraîchit par le citron vert est une réussite, encore plus délicieuse sous la pâte à biscuit juste tiède...












 Les ingrédients : 8 belles pêches juste mûres (4 blanches et 4 jaunes pour moi), 1 zeste de citron vert et son jus, un petit morceau de gingembre frais finement râpé, 40g de sucre de canne.

Pour la pâte à cobbler : 100g de farine, 1 cuillère à café de levure, 40g de pignons, 1 pincée de sel, 1 pincée de vanille en poudre, 150g de sucre de canne, 100g de beurre, 2 cuillères à soupe d'eau.


Peler les pêches - si leur maturité est à point elles devraient se peler facilement, sinon pratiquer une petite incision en croix sur leur sommet et les plonger 1 minute dans l'eau bouillante - les couper en morceaux grossiers et les disposer au fond d'un plat allant au four.
Zester finement le citron vert au dessus des fruits puis rajouter son jus, le sucre en poudre et le gingembre râpé, mélanger le tout et faire cuire 10 à 15 min à four chaud (Th 6, 180°C).

Pendant ce temps, verser dans le bol d'un robot tous les ingrédients secs - pignons, farine, sucre, levure, sel et vanille - faire tourner afin de mélanger le tout en hachant les pignons puis rajouter le beurre coupé en petits dés et mixer jusqu'à l'obtention d'une pâte sableuse type crumble.
Transférer cette pâte dans un saladier et rajouter 2 cuillères à soupe d'eau, mélanger pour obtenir une boule de pâte un peu molle, laisser reposer.

A cette étape, sortir du four le plat contenant les pêches et disposer des cuillères à soupe de pâte légèrement espacées de façon harmonieuse sur les fruits.
Ré enfourner pour 20 min de cuisson.




 Le cobbler se déguste normalement chaud dès la sortie du four pour ne pas perdre le croustillant de la pâte à biscuit... j'ai attendu qu'il soit tiède et le côté biscuité du dessus était bien présent, contrastant avec le fondant des pêches.


vendredi 15 juin 2012

En passant... clafoutis abricots-pistaches...






                                  Pour un beau clafoutis - au moins 6 personnes, il vous faudra :
* 600g d'abricots,
* 80g de pistaches non salées et sans leur peau,
* 3 oeufs,
 * 120g de sucre de canne + 10g pour le moule,
   * 125g de farine T55,
* 30cl de lait,
*  25g de beurre + 10g pour le moule


Laver les abricots et les couper en deux.
Faire fondre 25g de beurre dans une grande poêle, y disposer les oreillons d'abricots, les faire revenir 2 minutes à feu vif puis saupoudrer de 25g de sucre, remuer délicatement et cuire encore 2 à 3 minutes pour faire dorer les fruits. Réserver et laisser tiédir.
Dans un saladier, battre les 3 œufs au fouet puis ajouter le sucre restant (95g),  battre encore, verser la farine en pluie, bien remuer et délayer progressivement avec le lait.
Hacher grossièrement les pistaches dans un petit mixeur, en verser la moitié dans le mélange précédent.
Beurrer un moule allant au four, le placer quelques minutes au frais puis tapisser les parois et le fond avec 25g de sucre et répartir le reste des pistaches au fond du plat - (pensez à garder quelques pistaches hachées pour la décoration).
Déposer les abricots sur les pistaches (avec le fond du jus de cuisson) puis verser l'appareil et faire cuire 25 à 30 minutes à four chaud (Th 180°C).

A la sortie du four, saupoudrer le clafoutis d'un peu de sucre et décorer de quelques pisaches.
Déguster froid.






     * Merci au magazine Saveurs du mois de juin pour cette délicieuse et belle recette...


lundi 11 juin 2012

Pas plus tard qu'hier... ou presque...



















...
 Petites choses du week-end qui réjouissent les sens...

   ... et un projet photo commencé il y a peu - le lien est en haut à droite sur la plage du blog - Projet Zazouille 365... ça faisait un moment que j'avais envie de me lancer dans ce défi d'une photo par jour pendant 365 jours, c'est parti depuis dimanche dernier !... et je serais ravie si vous allez y faire un tour...



jeudi 7 juin 2012

Salade de petit épeautre aux asperges, fèves et mozzarella... petites digressions inspirantes...






Depuis quelques temps, je me sens très inspirée par le merveilleux blog d'Heidi Swanson - 101 Cookbooks - ainsi que par son denier livre "Super natural every day : well-loved recipes from my natural foods kitchen",  paru il y a peu...

De plus en plus inspirée par la blogosphère anglophone à vrai dire...
J'ai déjà parlé ici de mon addiction au blog de la styliste culinaire australienne Katie Quinn Davies - What Katie Ate - me voilà captivée par celui d'Heidi Swanson mais aussi par Beatrice Peltre de La tartine Gourmande, par Sarah Britton de My New Roots, et encore par Green Kitchen Stories, un blog collectif (David, Louise, Elsa) de cuisine végétarienne (courez voir cette recette de salade là)...  enfin, un coup de foudre tout récent pour Fig and Fauna qui me donne définitivement envie d'aller vivre dans une ferme !

Tous ces blogs ont en commun des recettes à la fois gourmandes et ultra-saines, à base de produits de saison et locaux (la fameuse vague locavore) très souvent biologiques et en majorité végétariennes mais pas uniquement... Leur esthétique est travaillée (ah, la poésie et les couleurs de Béatrice !) et l'ensemble donne tout simplement envie de partager leur table...

De mon côté je cours depuis bien longtemps les marchés de producteurs et les épiceries bio (tiens, un petit clin d’œil à cette demoiselle en panne d'inspiration dont l'écriture est un régal) mais l'imagination me manque parfois pour accommoder tous ces ingrédients et chez Heidi - j'y reviens - la créativité et la simplicité s'allient pour une cuisine délicieuse et variée...




Grâce à elle ( et en attendant que les tomates du balcon soient mûres ! ) j' imagine en ce moment des salades de saison qui ne seraient pas que de verdure mais plutôt des plats complets composés de feuilles et (ou) légumes, de céréales, de légumineuses, d' herbes aromatiques,  de fruits secs et de graines variées et enfin d'une protéine au choix (fromage, œufs, tofu, jambon cru)...

Les variations sont vraiment multiples et les saveurs explosent dans ces compositions à la fois belles et bonnes qui font leur entrée dans ma cuisine...
Pour la recette qui suit j'ai associé du petit épeautre de Provence à des légumes printaniers à peine cuits, la menthe poivrée et le basilic ajoutent leur parfum délicieux, les noisettes amènent le croquant, la mozzarella la douceur...











Les ingrédients pour 2 personnes :

* 70g de petit épeautre semi-complet,
* une vingtaine d'asperges vertes,
* 5 cosses de fèves,
*  1 petite poignée de noisettes,
* 2 gousses d'ail nouveau,
* quelques feuilles de menthe poivrée,
* quelques feuilles de basilic,
* 4 petites boules de mozzarella,
* le jus d'1 demi citron vert
* huile d'olive,
* fleur de sel,
* poivre du moulin,
* vinaigre balsamique blanc.













Faire cuire le petit épeautre 20 min dans de l'eau bouillante salée puis égoutter, passer sous l'eau froide et disposer dans un saladier.
Pendant ce temps, écosser les fèves, rincer les asperges et les couper en biseaux.
Hacher finement les deux gousses d'ail.
Faire chauffer une cuillère à soupe d'huile d'olive dans une sauteuse et y jeter les asperges et les fèves avec une pincée de fleur de sel, 2 tours de moulin à poivre et l'ail haché. Faire cuire 2-3 min à feu moyen, ajouter un peu d'eau, bien remuer puis couvrir et laisser cuire encore 2-3 min. Les légumes doivent être saisis et à peine cuits pour garder leur croquant et leur belle couleur verte.
Verser le contenu de la sauteuse sur le petit épeautre, mélanger, presser le jus du demi citron au dessus de la préparation et laisser tiédir.
Casser les noisettes et les fragmenter en morceaux grossiers.
Couper les feuilles de basilic si elles sont grosses et déchirer les feuilles de menthe.
Couper chaque boule de mozzarelle en 2 ou 4 à votre convenance, les déposer sur la salade tiède puis parsemer les noisettes, la menthe et le basilic.
Rajouter une légère touche de vinaigre balsamique blanc pour un peu d'acidité.
Servir à température ambiante ou frais.


Et vous, par qui êtes vous inspirés pour cuisiner en ce moment, quels blogs vous enthousiasment ?


lundi 28 mai 2012

... Et la rhubarbe rosit...






J'ai découvert mon addiction à la rhubarbe... il y a juste un an, le jour où, apercevant ses belles tiges rosées chez un des producteurs de mon marché, j'en ai pris quelques unes et improvisé des faux crumble en cocotte qui m'ont réconcilié avec la belle...

...Et depuis trois semaines maintenant, à chaque retour de marché, je prépare avec un plaisir réitéré une magnifique recette de Kim Boyce*  : de la compote de rhubarbe aux fleurs d'hibiscus...

...Et pendant une semaine je la déguste en dessert à la petite cuillère, seule ou avec du fromage blanc, en tartelettes rustiques à la farine de maïs ou encore en jolis sablés monocles comme hier soir...

Cette recette est facile et délicieuse, il n'est même pas nécessaire de peler les tiges de rhubarbe - le final se rapproche presque d'une confiture avec le croquant des morceaux de rhubarbe laissés crus, le tout délicatement parfumé et coloré de rose soutenu par les fleurs d'hibiscus...

Alors voici la recette... puis celles des sablés et des tartelettes..

Pour environ 750g de compote, il vous faut : 900g de tiges de rhubarbe, 190g de vergeoise (ou de sucre de canne complet), 8 fleurs d'hibiscus séchées (3 cuillères à café chapeautées de fleurs d'hibiscus hachées pour moi).


 Rincer les tiges de rhubarbe et en retirer les extrémités. Couper les tiges en deux dans le sens de la longueur, sauf si elles sont très minces. Les détailler en tronçons de 2cm de long, découpés en diagonale.
Réserver environ un tiers de ces tronçons et mettre le reste dans un faitout à fond épais d'une contenance de 5 litres. Ajouter la vergeoise et les fleurs d'hibiscus, mélanger, couvrir et commencer la cuisson à feu assez doux pour permettre à la rhubarbe de libérer du jus (15 minutes environ).
Au bout de ces 15 minutes, retirer le couvercle et passer à feu moyen. Remuer constamment jusqu'à ce que la rhubarbe se défasse complètement (environ 15 à 17 minutes).
Ajouter les tronçons de rhubarbe réservés et mélanger.
Verser la compote dans un plat peu profond et la laisser refroidir.
Ensuite, retirer les fleurs d'hibiscus en les pressant pour récupérer le jus qu'elles retiennent (sauf si comme moi vous avez utilisé des fleurs hachées).
La compote se gardera 1 semaine au réfrigérateur.


La suite...




Pour la recette de ces jolis sablés, je vous envoie directement sur le Blog de Châtaigne où vous trouverez ses lunettes aux framboises qui rappellent l'enfance...
J'avais à peine lu cette page que j'étais déjà en cuisine en train de réaliser la pâte sablée.
Mes seules modifications personnelles :  remplacer 1 tiers de la quantité de farine normale par de la farine intégrale pour un goût plus rustique, ainsi qu'une ouverture plus grande dans le sablé du dessus pour ma compote de rhubarbe...
Merci Châtaigne !



Que je vous parle maintenant du livre de Kim Boyce - "Les douze farines, Manuel de pâtisserie aux céréales complètes" - qui est mon livre de chevet depuis quelques temps...
Les éditions La Plage qui ont publié cet ouvrage disent : "Quand on commence, comme Kim Boyce, à confectionner des gâteaux à base de céréales complètes, les pâtisseries traditionnelles à la farine blanche semblent vite bien pâlichonnes et insipides. Choisis en bio, les farines, graines et flocons complets sont bien plus goûteux, riches en nutriments et variés que la farine ordinaire !
Dans le sillage de cette ancienne chef pâtissière d’un restaurant gastronomique de Los Angeles, introduisez douze céréales oubliées (avoine, épeautre, seigle…) ou méconnues (amarante, Kamut, teff…) dans vos pâtisseries, privilégiez les sucres naturels et non raffinés (miel, sirop d’érable…), et initiez-vous à un monde de saveurs saines et inédites".
Ce livre est un bonheur de lecture qui permet  de partir à la découverte - au fil de douze farines - de quelques astuces pratiques d'une professionnelle (de l’intérêt de tamiser la farine par exemple) ainsi que de magnifiques recettes, travaillées, étudiées et pratiquées par Kim Boyce, testées et approuvées par sa famille... des recettes classiques revisitées sous un jour un peu rustique et d'un abord assez facile... dont celle qui suit...


                                                                                   Tartelettes rustiques à la rhubarbe



Les ingrédients pour 10 tartelettes :
Le mélange sec :75g de sucre en poudre, 120g de farine de maïs, 120g de farine ordinaire, 60g de polenta fine, 1 c à c de fleur de sel.
Le mélange humide : 115g de beurre froid coupé en parcelles de 1cm de côté, 2 jaunes d'oeufs, 6 c à s de crème fraiche entière.
De la compote de rhubarbe à l'hibiscus (cf recette plus haut).

Réserver 2 cuillères à soupe de sucre et tamiser le reste du mélange sec au dessus d'un saladier.
Ajouter le beurre en parcelles et travailler à la main jusqu'à ce que la préparation prenne l'aspect d'un sable grossier.
Ajouter les oeufs et 6cl de crème fraiche, remuer avec une fourchette pour les incorporer et finir à la main.
Découper la pâte en 10 parts égales.
Du talon de la main, écraser un pâton sur un plan de travail fariné jusqu'à former un disque d'épaisseur régulière et d'environ 12cm de diamètre.
Au milieu du disque obtenu, disposer 4 cuillères à soupe de compote de rhubarbe.  Soulever d'un côté la pâte en la ramenant légèrement vers le milieu, par dessus la compote. Continuer de la sorte sur tout le pourtour pour créer une bordure festonnée sans essayer d'obtenir un résultat régulier.
Répéter l'opération avec les 9 autres pâtons.
Placer chaque tartelette sur un morceau de papier sulfurisé (pour ma part j'ai aplati chaque morceau de pâte sur du papier cuisson afin de ne pas avoir à les transférer ensuite) et les placer au congélateur pour au moins 1 heure afin de les raffermir. Si elles sont bien emballées, elles peuvent se conserver ainsi pendant 2 semaines...
Préchauffer le four à 180°C.
Transférer 5 tartelettes sur une plaque de cuisson et faire cuire 35 minutes puis renouveler l'opération avec les 5 suivantes.
A déguster tièdes ou à température ambiante.





      ... Et vous, la rhubarbe, vous l'aimez comment ?


mardi 22 mai 2012

Un goût de pluie... et de sobas...






Rentrer chez soi après une journée de travail...
...se sentir un peu fatiguée... mais pas trop...
...être un peu morose d'avoir trop roulé sous la pluie...
...être un peu lasse à l'idée de recommencer demain en sachant que la journée à venir ne sera pas tout à fait la même - mais pas vraiment une autre...
...avoir des doutes - vouloir les mettre entre parenthèses... ..
...avoir très envie de préparer ce plat qui trotte dans mon esprit depuis quelques jours déjà...
...pressentir que cuisiner sera source de plaisir et de respiration ce soir -  un sas plein d'oxygène - une source d'oubli, un recentrage...
 ...s'immerger avec bonheur et soulagement dans l'enchaînement naturel des gestes : laver, couper, râper, verser, remuer...
 ...se laisser envahir par les odeurs, les saveurs, les couleurs, les textures...
...se laisser porter loin par des noms tant aimés : soba, shoyu, tamari, mirin, nori...
Hier soir le goût du Japon était là, juste dans mon assiette...
...et la pluie fut chassée et les craintes apaisées...









Les ingrédients pour 2 personnes :
  * 200g de soba (nouilles de sarrasin japonaises) - j'ai trouvé celles-ci, fraiches et délicieuses chez Issé lors de mon escapade à Paris en mars - vous pouvez aussi les commander ici.
 * 2 bottes de petits oignons nouveaux,
 * 3 mini poivrons verts,
 * 1 avocat mur à point,
 * 1 pouce de gingembre frais ,
 * 1 cuillère à soupe d'huile d'olive,
 * 1 cuillère à soupe de graines de sésame toastées et un peu plus pour la finition,
 * 2 cuillères à soupe de shoyu (sauce soja douce),
 * 1 cuillère à soupe de mirin (sorte de saké doux utilisé pour la cuisine),
 * 1 cuillère à soupe de tamari (sauce soja plus "concentrée"),
 * 1 cuillère à soupe d'huile de sésame toasté,
 * 1/2 feuille d'algue nori,
 * poivre du moulin.




Dans une sauteuse à fond épais, faire revenir 5 minutes à feu doux les oignons frais lavés et émincés avec l'huile d'olive.
Pendant ce temps faire chauffer l'eau pour la cuisson des pâtes dans une grande casserole.
Râper le gingembre frais au dessus des oignons en train de cuire, remuer, rajouter les poivrons  verts coupés en lamelles pas trop fines ainsi que les graines de sésame, le shoyu et le mirin, poivrer et laisser cuire encore quelques minutes sans insister pour que les poivrons restent croquants.
Couvrir et réserver.
Faire cuire les sobas dans une grande quantité d'eau salée le temps indiqué sur l'emballage, les égoutter puis les rajouter aux légumes tiédis avec l'huile de sésame et le tamari en mélangeant délicatement.
Disposer les sobas aux légumes dans 2 assiettes, laisser un peu tiédir.
Ouvrir l'avocat et couper sa chair en lamelles fines, les disposer sur les pâtes, rajouter quelques graines de sésame et couper la feuille d'algue nori en fin morceaux au dessus des assiettes.
Servir.