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samedi 2 juillet 2011

Voyager sans partir... chapitre 1

Lorsque les vacances se font attendre mais que l'envie de dépaysement est pressante, il faut trouver un moyen de s'évader... autrement...

Marseille est une ville cosmopolite par essence et si l'on s'en donne la peine,  elle offre une multitude d'évènements et d'endroits permettant de voyager... sans presque bouger...


 Voyage en Espagne jeudi soir avec la danse Flamenco de Rocio Molina toujours dans le cadre du Festival de Danse de Marseille :



"Nouvelle icône du flamenco contemporain", "Malaguena au gabarit d'infante", sacrée meilleure interprète de flamenco à la biennale de Séville en 2008... à seulement 26 ans, cette jeune danseuse originaire de Malaga qui a déjà créée sa propre compagnie possède un sacré parcours...

En allant voir sa dernière chorégraphie nommée "Oro Viejo", j'allais à la découverte du flamenco car néophyte en la matière...
J'ai été emportée dans cet univers si particulier : à la fois danse mais aussi chant, musique, costumes, le flamenco est un art pluridisciplinaire...
Simultanément charnel, sensuel et passionné - tour à tour gai, enlevé, trépidant puis nostalgique et affligé, brutal aussi, affirmé et technique, il m'a enlevée et entrainée dans son monde instinctif...

Rocio Molina, petite, vive et brune - regard acéré, corps habité mais contrôlé, reins cambrés, seins bombés, séduit et ravi l'attention...
Elle possède la liberté que confère la maîtrise et semble pouvoir tout faire : elle virevolte en souriant, offre son corps tel un objet sexuel en poses évocatrices, tape du pied comme un cheval, racle le sol comme un taureau, joue avec ses partenaires masculins en des duos et trios éblouissants, minaude face à une chanteuse à la voie rauque... elle aussi est multiple, à l'image de son art...

Inspirée des opéras flamencos du début du XXième siècle, sa création composée de scénettes, accompagnée de musiciens et d'une chanteuse magnifiques sait remonter le temps et approche parfois la danse contemporaine en une réinvention de la tradition et un hommage bluffants.


   ...

Exploration et re-découverte de Marseille ce matin au cours d'une promenade  (appareil photo autour du cou telle une touriste usurpatrice) - près du Vieux-Port, du cours Estienne d'Orves et de la Place aux Huiles - voyage autour de ma ville donc !









samedi 25 juin 2011

Vertical road - ensorcelée par Akram Khan...

Au programme du Festival de danse et des arts multiples de Marseille ce soir, était présentée la dernière création  d'Akram Khan, chorégraphe britannique originaire du Bangladesh.

"Verticale, sinueuse, comme tracée dans une spirale rocailleuse faite d'épuisement, de poussière d'os et de persévérance, Vertical Road est une tentative majestueuse d'approche du zénith." ainsi est présentée  cette performance interprétée par huit danseurs venus d'Asie, d'Europe et du Moyen Orient sur une musique originale de Nitin Sawhney...




Une danse, un ballet, une transe...

 Huit danseurs dont un homme se dégage : un professeur et ses élèves ? un maître tirant les ficelles de ses marionnettes ? un messie et ses apôtres ? un gourou et ses disciples ?...un peu de tout cela à la fois mais surtout un magicien et des virtuoses...
Une danse tribale, primale, qui puise son inspiration dans les figures du kathatk (danse traditionnelle de l'Inde du Nord), du soufisme et de ses derviches tourneurs...
...une danse terrienne dont les acteurs nous font toucher le ciel avec grâce, légèreté et puissance...
...une danse incantatoire et rythmée par des percussions figurant un coeur qui bat et résonne jusqu'aux entrailles de la Terre et de l'Homme...
...une danse grégaire et unifiée malgré quelques dissensions figurées sans violence...
...une danse sensuelle et amoureuse aussi...
Une métaphore, un conte, une histoire mise en scène mais que chacun racontera à sa façon : que signifie ce voile qui sépare les sept danseurs du huitième au début et à la fin du ballet, puis qui s'effondre ?... que signifient ces livres comme portés aux nues ?...
...une danse, un mystère, une attraction, un souffle dont j'aimerais bien garder l'énergie magique !


Pour en savoir plus :
http://www.festivaldemarseille.com/vertical-road.html







samedi 14 mai 2011

Mayday, Mayday, Mayday, this is... ou Yasuyuki Endo à La Criée...

Cette semaine, le changement de programmation du Théâtre National de Marseille m'a permis un bel et émouvant moment de danse contemporaine, comme un prémice à la prochaine édition du Festival de danse et des arts multiples de Marseille (FDAmM) qui va bientôt débuter...
L'année dernière j'ai eu la chance d'y découvrir le magnifique chorégraphe Saburo Teshigawara et sa danse obsessionnelle...  Mardi soir, c'est un de ses élèves et collaborateur, Yasuyuki Endo, désormais danseur et assistant de Frédéric Flammand au BNM ( Ballet National de Marseille) qui nous a offert une chorégraphie à la fois touchante et vive.
Présent au Japon le jour du tremblement de terre, Yasuyuki Endo a crée Mayday, Mayday, Mayday, this is... à son retour en France à l'occasion d'une soirée organisée au profit des victimes du séisme...
Accompagné sur scène par 18 danseurs en costume chamarrés, il a su recréer le chaos et le drame en un tourbillon coloré sur fond de percussions (tambour de Tokyo et balafon endiablé ?), entrecoupé de moments épurés et ralentis à l'extrême (son duo avec une danseuse japonaise éthérée...) - le dynamisme bondissant et les cris des danseurs, leur plaisir évident et contagieux m'est apparu comme un défi à la gravité du sujet illustré...
Merci pour ce moment de grâce !

http://www.theatre-lacriee.com/spectacles/ballet-national-de-marseille

http://www.festivaldemarseille.com/accueil.html