Affichage des articles dont le libellé est Kyoto. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Kyoto. Afficher tous les articles

mercredi 27 novembre 2013

Les sobas, le tofu et moi...





Les sobas et moi, c'est une grande histoire d'amour... depuis que j'y ai goûté au Japon, je ne me lasse pas de ces délicieuses pâtes au sarrasin que je déguste chaudes ou froides, le plus souvent accompagnées de légumes de saison, de shoyu et de sésame - les variations sont infinies ou presque...

Faciles à trouver en version bio de qualité, leur richesse en sarrasin permet un apport très intéressant en acides aminés essentiels même si c'est avant tout pour leur goût que je les apprécie !






Le tofu et moi en revanche, c'est une histoire compliquée !...lui aussi je l'ai goûté pour la première fois là-bas, à Kyoto, dans un de ces merveilleux restaurants qui bordent le Chemin de la Philosophie et qui s'en font une spécialité - on peut y déguster un repas entier de tofu sous ses formes les plus variées - puis j'ai remis ça le voyage d'après où j'ai goûté le fameux tofu des temples bouddhistes du Koyasan - néanmoins rien à faire, je n'y arrivais pas...






Mais il s'avère que je suis capable d'être sacrément têtue moi !...
Alors j'insiste encore et encore et puis je teste les textures et les goûts et j'essaie d'apprivoiser la bête - qui reste pour le moins étrange et récalcitrante...

Je garde néanmoins un souvenir ému d'une dégustation imprévue sur un coin de table chez ISSE à Paris l'année dernière, d'un petit bloc de tofu tout frais, fabriqué avec la plus grande attention dans la boutique même à partir du Tonyu et du Nigari qui y sont proposés - la spontanéité et la gentillesse des japonaises présentes, ce morceau de tofu délicat et pur, simplement arrosé d'une sauce soja dont le goût sublime était à lui seul le Japon - tout a concouru en cet instant à émerveiller mes papilles et à ravir mon esprit et à me dire que oui, le tofu idéal existe mais il est difficile à rencontrer et peut-être pour moi restera-t-il une question d'instant...et d'exception...


  En attendant, j’échafaude donc des projets de tofu maison mais je ne m'y suis toujours pas mise - comme quoi je peux être obstinée et velléitaire - car je veux l'apprécier moi, j'y tiens absolument !... 
  En attendant, j'approche timidement les variantes proposées dans les épiceries bio mais suis régulièrement déçue par une texture souvent trop élastique, un goût trop passe-partout - qui pour certains en fait l'apanage de la cuisine veggie car il s'imprègne des parfums d'enrobages et de marinades diverses au contact desquels on le place - alors que je souhaite obstinément l'aimer pour lui même...
  En attendant, le tofu soyeux est néanmoins devenu mon ami et je l'incorpore à mes soupes pour apporter du velouté, à l'appareil de mes quiches en remplacement de la crème fraîche et oui, la mousse au chocolat et au tofu soyeux est réellement une délicieuse trouvaille !...mais il est un cas à part...

Et en  attendant encore de goûter une version lacto fermentée au tamari dont j'entends le plus grand bien, j'arrive à me régaler avec une préparation proposée par Taifun (et non, cet article n'est pas sponsorisé !) - des filets de tofu à l'ail des ours - dont je me suis servie pour cette recette.


J'ai choisi de faire une sauce au parfum de cacahuète et de shoyu pour enrober les sobas - et quels que soient les légumes de saison utilisés, je ne peux m'empêcher d'y ajouter de l'avocat car je trouve qu'il se marrie parfaitement avec elles - comme dans cette recette précédente - ainsi que du sésame bien évidemment !






Les ingrédients pour 2 personnes :
 * 160g de Sobas (ma préférence va vers les sobas de la marque Lima - elles existent en version 40% de sarrasin mais aussi au sarrasin pur pour les intolérants au gluten (dommage que je ne trouve pas ces dernières dans mes épiceries habituelles)  -   4 petites cébettes, 1 petit choux Romanesco, 1 avocat, 1 ou 2 filets de tofu à l'ail des ours, sésame banc et noir, un peu de jus de citron -
  *  pour la sauce : 1 cuillère à soupe pas trop bombée de purée d'arachide (je la préfère au beurre de cacahuète souvent enrichi en sucre et en sel mais il conviendra très bien aussi si c'est lui que vous avez dans vos placards), 3 cuillères à soupe de shoyu, 3 cuillère à soupe d'huile de colza, 1 cuillère à soupe de mirin, quelques tours de poivre du moulin, 1 pouce de gingembre frais râpé.

Préparer la sauce en diluant tous les ingrédients dans un petit ramequin et mettre de côté.
Nettoyer et émincer les cébettes, les mettre de côté.
Émincer l'avocat en tranches fines,éventuellement verser dessus un petit filet de citron si vous avez peur qu'il noircisse  et réserver.
Passer le choux Romanesco sous l'eau fraîche, le détailler en fleurettes et faire cuire dans de l'eau salée avec une pincée de bicarbonate de soude (pour une meilleure digestibilité et pour lui conserver une jolie couleur) soit à part si vous l'aimez très tendre (c'est ce que j'ai fait pour ma part), soit en même temps que les sobas qui cuisent en général 6 minutes, si vous l'aimez croquant.
Pendant ce temps, détailler les filets de tofu en lamelles et les faire réchauffer à sec dans une petite poêle.
Égoutter les pâtes et le Romaneso, ajouter environ 1 cuillère à soupe de graines sésame mélangées puis la sauce et bien remuer pour enrober les sobas.
Dresser les pâtes avec le choux dans deux assiettes et y disposer l'avocat, les cébettes et le tofu... c'est prêt !



...
 Pour finir, deux conseils de lecture relatifs au Japon :

 * l'un est un magnifique carnet de voyage réalisé avec talent par Rémi Maynègre et Sandrine Garcia qui emmènent le lecteur  à la découverte du Koyasan, mont sacré au Japon et haut lieu de pèlerinage bouddhiste - j'ai marché sur leurs pas et me suis retrouvée avec plaisir dans ce lieu où j'ai eu la chance de passer quelques jours...   (Voyage au Japon - Tome 2 : Koyasan / éditions CFSL IMK)






 * l'autre est un livre de cuisine qui vient d'être publié par les éditions Hachette Cuisine  : "Tokyo, 55 recettes traditionnelles en provenance du Soleil Levant"  dont l'auteur - Loïc Hanno - n'est autre que le Loïc du blog La marande... une autre très belle invitation au voyage, gustative celle-ci, que je feuillette depuis quelques jours avec délice ! 


...et peut-être y reviendrais-je prochainement sur ces pages avec une recette sucrée dont je raffole...





vendredi 2 décembre 2011

Réminiscences japonaises 8 - Le rouge est sa couleur...



...petit autel dédié à Inari (divinité des céréales) perdu dans les rues de Kyoto...














                                   ...l'épure d'un bol de riz,






...d'un bol de matcha servi avec déférence sur les tatamis du temple Hosen-in à Ohara devant un pin sept fois centenaire...



                                                                                                          ... quelques prunes umeboshi...



        





                    ... la nature, tout simplement...



 





       ...éclairages inspirés...                                                                                  






                                               ...poétiques suspensions dans un atelier le long du chemin de la philosophie...


                                                                     
                                   ... それは赤いです (sore wa akai desu) : cela est rouge - cela est le Japon...
                                                                                                                                                                                              
                                                                                                                            

                                                                                                         ... la suite, bientôt...
                                                                                                                              
                                                                                                                          


                                                                                                                              

mardi 22 novembre 2011

Madeleines au sirop d'érable (sur furoshiki joli)...






Pour 12 madeleines, il vous faudra :
   * 2 oeufs,
* 75g de beurre doux,
              * 60g de sirop d'érable,
    * 60g de fondant à l'érable ( appelé aussi "beurre d'érable", c'est en fait du sirop d'érable baratté donc de texture crémeuse ) - trouvé en épicerie bio,
 *  120g de farine T65,
          * 1/2 sachet de levure chimique.


 Dans un saladier, battre les oeufs au fouet avec le sirop d'érable.
Faire fondre le beurre et le fondant à l'érable 1min au micro onde et mélanger pour rendre homogène puis rajouter à la préparation précédente.
Ajouter la farine et la levure chimique puis mélanger à nouveau jusqu'à ce que la pâte soit lisse.
Laisser poser la pâte le temps que le four chauffe (th 7) puis remplir le moude à madeleines et faire cuire 10min environ.
Démouler les madeleines à la sortie du four lorsqu'elles sont encore chaudes.

Le goût du sirop d'érable donne un parfum discret et délicat qui m'a beaucoup plu...même si le matcha aurait été plus en harmonie avec ce joli furoshiki ramené de Kyoto !




mercredi 16 novembre 2011

Réminiscences japonaises 7 - insaisissable Ryôan-ji...





Continuons la promenade au nord-ouest de Kyoto car non loin du Kinkaku-ji se trouve le non moins fameux Ryôan-ji - lui aussi classé au patrimoine mondial de l'Unesco...

Le temple appartient à l'école Myôshin-ji de la branche Rinzai du boudhisme zen.



































Le Ryôan-ji - littéralement "Temple du repos du dragon" - est essentiellement connu pour son jardin de pierre qui est l'un des plus fameux du Japon.

Jardin sec - karesansui - il "se compose simplement d’un lit de fins graviers de kaolin harmonieusement ratissés sur lequel sont disposées 15 roches basaltiques entourées de mousse." (Wikipédia)










































D'un aspect simple, voire épuré, "jardin dans un autre jardin", il peut être vu comme "un exemple d'organisation méthodique dans un monde chaotique" - "aride et austère", il "se pose comme une énigme dans notre monde de certitudes technologiques". (ryoanji jardin zen)

Son énigme réside dans le fait que - quel que soit l'endroit où l'on se place, on ne peut embrasser les 15 pierres d'un seul regard... insaisissable donc...






vendredi 28 octobre 2011

Réminiscences japonaises 6 - Le Kinkaku-ji

  Une récente balade automnale à Arashiyama en la bonne compagnie d'Asiemutée a réveillé en moi des souvenirs d'érables rouges et de reflets moirés...
 Si vous voulez me suivre, je vous emmène au nord-ouest de Kyoto, à la rencontre du fameux Pavillon d'or...




L'histoire du Kinkaku-ji est longue et rocambolesque.
Elle remonte au 13ième siècle sous le règne du clan Saionji et de son chef Kintsune Saionji qui érigea un temple en son nom dans ce site près de la villa Kitayamadai...
Après une période de désertion, l'endroit est racheté par Yoshimitsu, troisième shogun Ashikaga en 1397 et il y construit la villa Kitayamaden qu'il lèguera à son fils Yochimochi... Celui-ci exaucera le voeu de son père et fera de ce pavillon fastueux contenant des reliques bouddhistes un temple zen dédié à l'école Rinzai et sera baptisé Rokuon-ji...







































 Par la suite, ce temple sera brûlé plusieurs fois pendant la guerre d'Ōnin (1467-1477), mais le pavillon restera préservé.

C'est en 1950 que survient l'évènement dramatique relaté par l'écrivain Yukio Mishima dans son roman éponyme : un jeune bonze met volontairement le feu au temple...
Acte de folie, tentative de suicide, volonté délibérée de détruire cette représentation du beau comme nous le conte Mishima, l'histoire aurait pu s'arrêter là...
A l'image du phénix qui surmonte son toit, le Kinkaku-ji va renaître de ses cendres puisqu'il est reconstruit à l'identique en 1955. ..restauré en 1987 et inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco en 1994.






































Contrairement à la plupart des temples japonais, il est impossible de visiter l'intérieur du Pavillon d'or, voire de s'en approcher...il reste aussi inaccessible qu'un magnifique mirage au bord de l'eau...











































La visite du jardin suit un chemin imposé,ce qui est un peu frustrant et, malgré l'impression de calme et de sérénité qui émane des photos, la foule se presse derrière les cordages délimitant la zone autorisée...la rançon de la gloire...






Néanmoins j'en garde un très beau souvenir et une belle histoire...

dimanche 31 juillet 2011

Réminiscences japonaises 5 - Ah, la Kamogawa !...

   La Kamogawa - littéralement "la rivière aux canards" - traverse la ville de Kyoto du nord au sud en son milieu...
Rivière au cours fluctuant, elle est un lieu de promenade idéal à pied ou à vélo...
Elle est enjambée par de nombreux ponts le long de son trajet et les piétons peuvent la traverser par des passages à fleur d'eau.
Au printemps elle devient l'endroit idéal pour le hanami et les kyotoites se regroupent en masse pour pique-niquer sous les cerisiers en fleurs, une belle et agréable tradition qui perdure !

Une promenade en images :













" La Kamo est un paysage inutile. Pas de péniche, pas de bateau mouche, même les hérons y ont pied. On ne sait où elle va, elle ne se perd dans aucun océan, aucune mer, aucun lac. Pas d'avenir, pas de profondeur. Elle ne sert à rien qu'à reprendre dans ses reflets les lumières des maisons de thé sur les berges, quelques néons rouges ou violets. Et aussi l'enseigne du Starbucks au pont Sanjo, qui était autrefois le bout de la route du Tokaido qu'on voit sur les estampes de Hiroshige. "




.........

































" C'est en avril que fleurissent les fleurs de cerisiers (sakura) et qu'on se presse pour pique-niquer alentour (faire hanami). La question revient chaque année, mais alors, en France, vous n'avez pas de cerisiers ? On sourit que si, bien sûr. Et puis on lève la tête vers les rangées d'arbres à perte de vue, ces moutonnements de blanc et de rose, ces caravanes d'idées de rose et d'idées de blanc, ce nuancier absolument infini, et on avoue que non, en effet, il n'y a pas ça chez nous."

















 ... Et vers le soir, lorsque les lumière s'allument, on flâne encore, on discute et on s'attarde au bord de la Kamogawa...













Les extraits entre guillemets sont tirés de l'ouvrage d'Elena Janvier "Au Japon ceux qui s'aiment ne disent pas je t'aime" paru aux éditons Arléa...