samedi 22 septembre 2012

Aveyron nature...































   Rentrée depuis bientôt une semaine d'un beau périple entre Aveyron et Lozère, d'un retour à la nature salvateur dont j'aimerais qu'il continue encore, je flotte, indécise, telle cette feuille automnale suspendue à un  fil d'araignée délicat et invisible...
  Me déciderai-je à toucher le sol du retour ?!...







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mercredi 5 septembre 2012

Gone away !...




                                             (source : http://pinec0nez.tumblr.com/post/29138533141)






dimanche 26 août 2012

En attendant la rentrée - Crumble rustique mi-figues... mi-pêches...








Fin août, début septembre -  tiens, c'est le titre d'un joli film d'Olivier Assayas si je me souviens bien !  -  est toujours une drôle de période pour moi qui ne suis pas juillettiste et encore moins aoûtienne... 
Exaspérée par la chaleur qui nous terrasse depuis trop longtemps dans le sud (je ne suis définitivement pas de tempérament méditerranéen), en attente quasi désespérée de vacances qui tardent à venir, je vois se profiler l'excitation d'une rentrée à laquelle je ne participerai même pas puisque je serai enfin partie... d'où mon humeur mi-figue, mi-raisin...


Ce crumble quant à lui marrie avec plaisir les pêches de l’été et les figues que j'associe plutôt à l'automne, mais que l'on trouve de plus en plus tôt j'ai l'impression...
J'ai donc sauvé quelques délicates pêches blanches elles aussi accablées par la chaleur de ma cuisine, des figues mûres à point qui réclamaient un peu de répit dans le frigo et d'autres pêches - de vigne celles-là - que j'aime autant pour leur goût que pour leur couleur rosée magnifique... et oui, j'ai osé allumer le four...







Pour le crumble, j'ai emprunté le "topping" à Heidi Swanson de 101 cookbooks - un savoureux mélange de flocons d'avoine et de pignons toastés et j'ai choisi une farine rustique type Graham ainsi qu' un sucre de canne brut, le muscovado - la recette originale se trouve ici...


Les ingrédients sont donc : 

* 4 petites pêches blanches,
* 3 ou 4 pêches de vigne (à vous de voir selon leur grosseur),
* 8 à 10 jolies figues violettes,
* 2 cuillères à soupe de sucre muscovado.

et pour le "topping" :
** 90g de farine Graham - vous pouvez la remplacer par de la farine de blé intégrale rehaussée d'un peu de son de blé,
** 60g de sucre muscovado,
** 70g de pignons de pin,
** 70g de petits flocons d'avoine,
** 80g de beurre doux.









Dans un saladier pas trop grand (car il devra rentrer dans votre congélateur), mélanger la farine, les flocons d'avoine, le sucre et les pignons de pin que vous aurez légèrement toastés à la poêle puis rajouter le beurre fondu et mélanger avec une fourchette pour que tous les éléments s'imprègnent du beurre.
Filmer le récipient et placer 10 minutes au congélateur.
Pendant ce temps, laver les figues et les pêches, peler ces dernières et couper les fruits en dés puis les déposer dans un plat allant au four, saupoudrer de sucre et mélanger.
Faire préchauffer le four Th 7.
Sortir le topping du froid et l'émietter sur les fruits de façon uniforme puis enfourner pour 30 à 40 minutes en surveillant bien vers la fin de la cuisson car la couverture a tendance à brunir rapidement.

A déguster tiède ou froid selon la température ambiante de chez vous - pour ma part je l'adore sorti du frigo le matin pour accompagner mon café -  car il faut bien trouver un motif aimable pour se lever à 5h et affronter une dernière semaine de boulot !






    Sur ce, je file potasser le programme de la rentrée littéraire car je peux au moins y participer à celle-là  -   ah, mon impatience de lectrice devant "Les lisières" d'Olivier Adam !...  "Oh..." le denier Philippe Djian !... et quel beau titre que celui choisi par Serge Joncour pour son nouveau roman intitulé "L'amour sans le faire" ... tiens, comme il a l'air inspiré le dernier opus ("L'ardeur des pierres") de Céline Curiol écrit à Kyoto pendant sa résidence à la villa Kujoyama !... etc...etc...


Et vous, quels sont vos motifs de réjouissance - ou de crainte - pour cette rentrée ? Vous laisse-t-elle aussi ambivalent(e) et partagé(e) que moi ?!





mercredi 15 août 2012

... en pente douce...





























Les vacances approchent doucement...
Les petits poivrons marseillais du balcon sont presque prêts à être cueillis...
La chaleur est toujours aussi accablante ici...
Je reviens bientôt avec une jolie recette !




vendredi 3 août 2012

Sur un air de panzanella...








Allez, une recette simple et savoureuse à déguster très fraîche - ce qui est plutôt bienvenu en ce moment - issue de la "cucina povera"c'est à dire de la cuisine pauvre italienne.

La panzanella est une recette de salade traditionnelle originaire de Toscane utilisant comme base du pain rassi "mouillé" - dont vous pouvez lire un historique très intéressant sur cette page...

On n'entend pas beaucoup parler de panzanella en France je trouve - et c'est bien dommage ! - par contre les blogueuses anglo-saxonnes semblent en raffoler et offrent de délicieuses variantes comme ici et chez Smitten Kichen, ainsi qu'une version sublime (forcément sublime comme tout ce qu'elle fait......) chez Katie Quinn Davies  avec des câpres et même une recette sucrée aux fraises chez Heidi Swanson...


 Les ingrédients de base pour cette recette sont : du pain rassi ( utiliser du pain au levain pour une meilleure tenue et davantage de goût) - pour ma part j'ai utilisé du pain aux olives - de l'oignon cru, du concombre (mais pas dans la mienne), des tomates, de l'huile d'olive et du vinaigre de qualité...

Ma panzanella à moi est plus intuitive et ne respecte pas tout à fait la recette originelle mais l'esprit y est je pense...







Les ingrédients pour deux personnes (salade repas) :

  * du pain au levain rassis (ou presque...),
  * 1 oignon rouge,
  * 3 très grosses tomates ou plusieurs petites ( l'essentiel est qu'elles soient bien charnues),
  * quelques feuilles de basilic,
  * un morceau de pecorino pepato (ou du parmesan si vous préférez),
  * huile d'olive,
  * vinaigre de xérès,
  * sel et poivre du moulin.


Dans un saladier à fond plat, disposer des morceaux de pain pas trop gros (tranches fines déchirées en 2 ou 3 selon leur taille).
Disposer l'oignon émincé sur le pain puis les tomates coupées en tranches fines, parsemer de feuilles de basilic émincées, saler, poivrer puis verser sur le tout 3 cuillères à soupe de vinaigre et 2 d'huile d'olive.
Recouvrir la salade avec un film alimentaire et réserver au moins deux heures au frais.
Normalement il faut légèrement imbiber les tranches de pain avec de l'eau vinaigrée mais je préfère laisser le jus des tomates mêlé à l’assaisonnement imbiber "naturellement" le pain et si les tomates sont bien juteuses je trouve que cela suffit.
Au bout de ce temps, sortir le saladier du frais, remuer la préparation et regarder si le pain est bien mouillé par le jus des tomates... rajouter éventuellement une cuillère à soupe de vinaigre à l'ensemble et rectifier l’assaisonnement selon votre goût puis filmer à nouveau et laisser au frais encore une heure ou deux afin que le pain continue d'absorber le jus des tomates et que les saveurs se mélangent.
Au moment de servir, disposer des copeaux de pecorino et décorer d'un peu de basilic.








... Pour en savoir davantage et entendre une vraie recette familiale Toscane, prenez plaisir à écouter la chronique d'Elvira Masson enregistrée au restaurant italien  l'Oenosteria  pour l'émission "On va déguster" sur  la cuisine des restes (oui, encore sur France Inter...) - des minutes 32 à 36...
   ... et aussi un article très intéressant  du journaliste culinaire François-Régis Gaudry sur cette cuisine de pauvre italienne : "La cucina povera, caprice gastronomique" ses origines, ses plats typiques et ses détournements...



Et pour vous, la panzanella, ça évoque quoi ?!






lundi 30 juillet 2012

Marseille hors les murs...




































   ... parce qu'il n'y a pas que la cuisine dans la vie et qu'il est bon de sortir un peu de Marseille en attendant les vraies vacances en septembre...
... quelques escapades vers Niolon et l'île du Frioul...





vendredi 20 juillet 2012

Petit éloge de la patience... et des poivrons grillés...






 
   Le pied de tomates cerises sur le balcon a fait des émules... voici maintenant que des poivrons y poussent aussi... bon, j'avoue, pas les gros poivrons rouges et oranges bien charnus trouvés mercredi matin sur le marché mais plutôt ces jolis tout petits poivrons verts un peu fripés qu'on appelle ici poivrons marseillais, tout simplement... et j'ai hâte de pouvoir en garnir mes salades !



En attendant, c'est la première fois que je prends le temps de préparer des poivrons grillés et la recette est simplissime :

  * faire préchauffer le grill de votre four,
  * passer les poivrons sous l'eau pour les nettoyer,
  * installer les poivrons sur une plaque de cuisson (avec des bords pour retenir le jus),  
  * placer la plaque sur un cran proche du grill mais pas trop (1/3 supérieur du four),
  * surveiller attentivement la cuisson des poivrons dont la peau va former des cloques puis noircir - attention il ne faut pas qu'ils brûlent donc il va falloir les tourner fréquemment pour que toutes les faces soient passées sous le grill (entre 20 à 30 minutes si le grill était prêt).

Lorsque toutes les faces de tous les poivrons sont un peu noircies, sortir la plaque du four et déposer les poivrons immédiatement dans un sachet plastique (sac congélation pour moi) puis fermer.
Laisser reposer et tiédir 15 à 30 minutes, vos poivrons seront ainsi plus faciles à peler.


Au bout d'une demi heure, armez-vous de patience, d'un couteau et d'une planche et installez-vous confortablement car l'opération qui suit va prendre un certain temps - variable en fonction du nombre de poivrons que vous aurez fait griller bien sûr...

Pour ma part, avant-hier soir, l'heure du repas approchant, je me suis assise au frais sur mon balcon, les martinets volaient dans le ciel en émettant ces cris aigus que j'aime tellement entendre l'été, France inter diffusait une émission captivante sur l'absinthe et j'avais à portée de main - non pas un pastis mais un petit verre de blanc des plus agréable à siroter entre deux épépinages poivronesques...

Bref, si vous êtes préssé(e) et que vous n'avez pas de temps à perdre, oubliez cette recette...
Si comme moi vous aimez parfois vous pencher sur une tâche minutieuse et répétitive - absolument pas passionnante certes mais dont le résultat sera comme une récompense et dont vous sortirez la tête vidée de pensées encombrantes et stériles, foncez !






Peler (avec application s'il vous plaît) chaque poivron, retirer la queue et les pépins puis découper la chair en fines lamelles que vous déposerez au fur et à mesure dans un plat...

Du jus de cuisson va continuer de s'écouler des poivrons même après cette préparation...
Pour ma part je le laisse dans le plat et n'accommode les poivrons que d'un léger trait d'huile d'olive et d'un peu d'ail finement haché.
Si décidément vous n'êtes vraiment pas préssé(e), laissez reposer au frais jusqu'au lendemain afin que les parfums de l'ail et de l'huile d'olive imprègnent bien la chair sucrée et tendre des poivrons...


Vous pouvez déguster ces poivrons grillés et préparés ainsi en entrée, en accompagnement dans une salade, dans une tarte aux légumes ou comme il vous plaira... car après tout, vous avez travaillé dur et méritez bien de vous régaler de la façon que vous préférez !









   ...  Quant aux petits marseillais qui poussent sur le balcon, il va falloir faire preuve de patience envers eux aussi car ils prennent leur temps pour grandir... une bonne raison pour les apprécier davantage lorsque leur tour viendra !